• Hommage à un ange descendu sur terre

    Musique : http://www.youtube.com/watch?v=VstyN3ww3_4

     

    J'avais épuisé mon encre, déployé mes ailes, j'allais décoller ; et j'ai froissé le papier.

    Il a valsé dans la pièce, des milliers de pages de livres ont virevolté.

    T'as posé ta main sur mon coeur.

    Mon écriture, c'est mon ancre ; je dérive, tu sais, les ports voulaient pas d'mon navire.

    Tu m'as dit je suis sourde et tu as entendu les notes de mon chagrin.

    Tu m'as dit je suis aveugle et tu as crié mon bonheur.

    Tu m'as dit je suis muette, et tes mots ont percé mon coeur.

    Un jour, comme ça, t'as débarqué, et c'est toujours la même histoire j'ai pas voulu d'ton ombre. C'est toujours la même histoire et les fils et les noeuds et les éclats dans tes prunelles qui me hurlent ce que j'ai aujourd'hui oublié : comment j'ai pu être aussi stupide ?!

    J'm'apprêtais à écrire ce texte qui m'envahissait et je suis tombé sur ces mots.

    A ma sirène, tu sais si bien nager, pourquoi croire que tu finiras par te noyer ?

    Est-ce qu'on peut m'aimer ? 

    Tout est compliqué avec moi.

    Est-ce que je mérite...?

    Ces question faut les poser au silence, histoire qu'elles s'effacent dans un grand coup de vent, dans un regard noir, faut leur claquer la porte au nez ; non mais vous rigolez ??

    Mérite implique jugement, mais qui on est ? 

    Qui s'est jamais dit qu'il était bizarre ?

    Dis-moi mon losange, mon baiser, mon ange descendu sur terre ?

    Beauté des rayons.

    Glissement des crayons.

    Tu sais que j'ai jamais fini la chanson ?

    Un homme peut pas oublier, d'façon.

    J't'ai jamais dit ?

    Hein, personne t'as expliqué, personne t'as raconté ; pour la météore. Personne t'as encore hurlé que t'es un trésor ?

    Personne t'as mis au courant, que t'étais une étoile qui filait dans l'vent ? Qu'on est comme ça, nous, les humains, des milliers d'étincelles à concurrencer le soleil ?

    Personne t'as expliqué que qui que tu sois, y a une âme, qu'arpente son ch'min et qui t'attend.

    Qui t'attend.

    Que vos destinées d'étoiles filantes vont entrer en collision, que y a pas de mérite quand on parle d'amour, la vie te posera pas la question, elle choisira pour toi, que vous exploserez, que vous nous apprendrez à aimer ; il existe une âme qui est faite de la même chaleur d'étoile que toi.

    Qui t'attend.

    Alors, en la cherchant, on sème les bougies ; comme ça, il te retrouvera.

     

    Maéli.

    Demain, "j't'ai croisé"...

    A un ange descendu du ciel, qui r'prend le boulot d'Apollinaire...

    « Morsure de l'hiverJe t'ai croisé »

  • Commentaires

    1
    Samedi 29 Novembre 2014 à 06:11

    Tout en douceur cet hommage.

    J'ai aimé l'écouter.

     

    2
    Samedi 29 Novembre 2014 à 18:32

    Merci beaucoup :)

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :