• Je n'ai pas vraiment arrêté d'écrire

    Je n’ai pas vraiment arrêté d’écrire.

    J’ai essayé de brouillonner un peu. Les mots ont résonné sous mon crâne. Mais impossible de finir aucune histoire. Comme un manque de vibration, d’élan, de souffle ; qui m’aurait permis d’aller jusqu’au bout. Comme un manque d’élégance, d’un pas de danse.

    Mes mots ont toujours eu ce relent amer de douleur, de vieilles cigarettes et épicées d’espoir ; mais je cherche un autre chemin. Je cherche la lumière et non plus la lanterne dans l’obscurité ; je cherche l’étoile en mon cœur.

    Je n’ai pas vraiment arrêté d’écrire.

    J’ai mis les émotions ailleurs. Dans le dessin et dans le grand schème de ma vie. Dans mes rêves, aussi. J’en avais oublié aujourd’hui et maintenant. J’en avais oublié que je ne vis ni demain ni dans les nuages; j’en avais oublié la sensation de la terre contre mes orteils, de mon cœur qui bat et de mon souffle qui entre et qui sort de ma demeure intérieure, sans un murmure.

    Je n’ai pas vraiment arrêté d’écrire.

    Nan, on ne peut pas tout à fait dire ça, je crois. J’ai vécu dans un songe et je me suis réveillée, c’est tout. Et dans un sursaut, j’étais perdue, encore noyée dans mon sommeil. J’avais trahi les mots. Ou eux, je ne sais pas vraiment ; et ça n’a aucune importance. En alignant les lettres on avait construit un mensonge, des châteaux dans les nuages et on avait même dessiné des soleils sur les instants du monde.

    J’ai manqué de géométrie. J’ai décalé le centre de mon existence sur un individu. J’ai toujours voulu sauver le monde mais il ne m’a jamais laissé faire ; j’ai cru que je pouvais le sauver, lui. J’ai toujours cru qu’aimer c’était aller à contre-courant, souffrir dans les vents et marées ; je pensais qu’une histoire d’amour c’était impossible, que quelque part on jouait contre le destin. Que ça ne pouvait être facile, mais qu’on y arriverait ; à deux.

    J’ai saboté mon propre navire pour une histoire qui n’existera pas. J’ai créé un naufrage pour un film dans ma tête.

    Je n’ai pas vraiment arrêté d’écrire.

    J’ai manqué d’honnêteté.

    Je pensais que c’était ce que je voulais. Il était le présent, le maintenant ; l’avenir. Les cartes sont tombées, et je peux dire que j’avais voulu cacher quelqu’un d’autre derrière le rideau de la pièce. Je pensais que ça finirait par s’en aller ; je pensais qu’on devait tous les deux vivre, que ça nous éviterait de souffrir et je ne voulais surtout pas saboter ce conte de fées qui venait juste de commencer.

    Je savais que c’était plus fort que nous. Je pensais que si je ne revenais pas, que si j’arrivais à me priver de ce bonheur alors tout irait bien. J’avais pas encore compris que t’étais imprimé en moi.

    Je cherche la vérité. Je cherche la liberté. Je cherche mon histoire.

    Je ne suis pas perdue, je reviens.

     

    Maéli

     

    Qui prend son temps. Et qui essaie depuis quelques jours de surmonter ses problèmes d'internet pour partager ce texte avec vous... 

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