• J'ai dit "je veux être un nouveau moi", j'ai dit j'ai envie d'être meilleure, comme toujours, mais cette fois, je suis prête à couper les cordes, à m'en couper le souffle et à me rendre mes ailes ; je veux être libre, et je suis prête à découper le monde et moi, pour retrouver moi, juste moi et mon coeur qui bat.

    J'ai plus envie d'avoir peur.

    J'ai plus envie d'écouter les rumeurs, j'ai plus envie de croire que si on m'aime ou pas que si on me quitte ou pas, c'est ma faute ;

    j'ai plus envie d'me dire que je suis responsable un peu beaucoup et pire que tout complètement de votre malheur ; je sais bien que j'passe mon temps à tenter de racheter le mal qu'on a pu vous faire en passant mon temps à donner 

    amour pépites et bonheur ; traits crayons mots âme et temps ; j'ai rien à vendre, tout est à vous, on le partage autour d'un sourire ?

    J'ai plus envie de rien dire parce que ça vous rendrait jaloux, j'ai pas envie de croire au pire, j'ai jamais voulu, et tant pis pour ceux qui m'ont donné des raisons d'y croire, tant pis, tant pis ;

    J'ai plus envie m'inquiéter pour un rien, pour c'que ça peut vous faire, j'ai pas envie d'encombrer mon coeur avec toutes ces poussières quand je sais ce que je veux faire ; j'veux juste 

    faire de mon mieux.

    J'ai plus envie d'avoir peur.

    J'ai envie d'un jour me dire que j'étais prisonnière et que j'ai embrassé la liberté.

     

    Maéli.

    Apaisée.


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  • J'ai peur de me réveiller un matin et d'apprendre que vous avez oublié que vous m'aimiez...

    Comme des feuilles d'automnes, les souvenirs tourbillonnent, s'accrochent à mes vêtements, ne s'en vont jamais vraiment ; comme des grains de poussière dans mes yeux, ils m'arrachent une larme, m'arrêtent sur ma route et tout s'efface derrière eux...

    Les vagues s'échouent sur le rivage, et mon écharpe va et vient autour de moi, tout bouge, et je suis plantée là, je sais pas ce que je fais là, j'allume une bougie ; je peux pas décoller mon regard de l'horizon

    J'ai peur qu'on matin vous sortiez de vot'e lit et que je sois sortie de votre coeur

    J'ai peur que ton piano et le temps aient effacés nos éclats d'rire de ces après midis sauvages, de ces après-midi lointain ; y a-t-il une équation qui dit que le temps détruit les amitiés ?

    Comme à travers un pétale, je vois ton visage, le mien, le nôtre, et je me souviens d'une vague qui m'a submergé, et je me souviens ne plus savoir nager...

    Comme les souvenirs d'automnes, les pensées bouillonnent me ballonnent et m'entraînent dans leur tempête...

    J'ai peur de me réveiller et que vous ne m'aimiez plus, comme il a plut sur les toits, et que le soleil resplendit ; j'ai peur de me retrouver sans draps...

     

    Maéli

     


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  • Y a cette peur, collée à ma semelle, que je me réveille un matin et que tu m'aies oubliée.

    Cette peur qui me marche si bien sur les pieds, parce que c'est plus facile de se souvenir de ce qu'on a été que de regarder ce qu'on est devenu.

    Le temps m'a piétinée, et c'est seulement parce que j'ai laissé la peur m'agenouiller.

    Je sais quoi faire depuis hier depuis demain ; mais 

    y a cette peur qui me talonne.

    Assis sur un bout d'trottoir on a discuté, et on s'est dit que je ferais mieux d'y aller, que même si elle pourra jamais vraiment me quitter, et bien, c'est en montant sur ces épaules que j'aurais la Lune, c'est en lui marchant sur les pieds que je donnerai de la valeur à certains de mes actes.

    Elle m'a dit que voir sa peur, c'est comme marcher sur l'eau ; que c'est pour ça qu'on était pliés ; et puis 

    on est des animaux.

    Allez contre la peur qui protège, c'est devenir humain, parfois.

    Y a cette peur, qui me prend la main, elle est toute moite, et j'ai décidé que c'était uniquement parce que ça avait de l'importance, alors, j'ai sauté de la falaise et j'ai découvert que je savais voler.

    Qu'est-ce que j'en avais rêvé.

     

    Maéli.


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  • Et tout s'en va en sifflant dans les bras de la locomotive

    Les wagons de la peur défilent et nous ne sommes plus rien que des hommes à genoux, des hommes défigurés des hommes sans dignité

    qui ont oublié de s'indigner

    Les murmures circulent, réveillent, écrasent les pépites d'espoir ou les font fleurir, la mort attend.

    La mort n'attendra pas, au septième coup de minuit, elle te prendra

    Le dernier à être tombé c'était mon voisin...

    Avec leurs chapeaux noirs les corbeaux coassent et paniquent ; vous faites quoi ?

    On se rend, on se rend...

    On passe à la caisse, tout simplement ; comme un boomerang tout nous revient 

    On attend, et on se dit que la mort est préférable à l'attente ; on attend avec cette pourriture dans l'air qui nous fait dire qu'on ne sera pas épargné.

    On n'essaye même plus de partir, on est plus rien que des vaches, rien que des riens.

    Et on a provoqué tout ça.

     

    aéli.


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  • Et mes pas résonnent et nos sourires se font échos

    et l'on s'empoisonne et l'on s'em

    prisonne

    Sans un regard, 

     

    Toiles qui pètent fils qui font clac ; mais 

    cette fois, le port s'est vidé

    je cours sur la jetée et tu ne m'auras pas, j'embrasse

    dame liberté 

    et c'est fini, tu ne me reverras pas

     

    Descends du ring, je suis plus là depuis des années

    Rose fânée

    Tu peux pas rester là, va-t-en

    T'abriter, t'arroser ; on est désolées

    Va-t-en car tu nous as dans tes manches et tes as

    se sont envolés

     

    Va-t-en, je disparais dans le vent et ton bateau coule

    Saute saute saute y a jamais eu d'armées ni de guerres

    mais des blessures du sang et d'la poussière 

    Va-t-en, avant, que tout ne soit plus que fumée...

    car nous sommes devenues lumière...

     

    Maéli.


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  • Ce matin, j'ai chaussé mes souliers, et je suis repartie sur le chemin de l'école.

    Les oiseaux se sont envolés, sous mes pieds, les graviers ont crissé, j'ai eu un pincement en pensant à mon train, au temps qui n'attend pas et j'ai laissé le ciel me remplir, après ces longs mois d'absence...

    Doucement, le voile s'est levé, de violet à orange, les nuages ont perdus consistance et c'était comme rentrer à la maison, les enfants...

    J'ai les cheveux dans le vent, les pinceaux dans le temps ; fil

    qui défile et qui tricote

    Un instant qui m'a frappé, on vit les choses qu'une fois ?

    Tendance à oublier, et vos sourires et vos éclats de voix qui chantent crient "bienvenue chez toi"...

     

    Maéli.

    Bonne rentrée à tous !


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