• Comme un boomerang il va et revient

    Toujours plus fort. Plus vite.

    Montagnes russes et le haut et le bas et j'ai le vertige ; j'ai le vent dans les cheveux, mais je vais vomir si je ne descends pas

    Tout va si vite et pourtant j'entends le tic tic ; les gouttes

    s'explosent sur le sol

    Et moi je vois ton sang et tes tâches partout ; respire !

    Mais moi, j'ai oublié comment faire, je suis un accordéon dégonflé et papillon, tu t'es posé sur moi, attendant que je te repeigne, pour remplacer cette poussière d'étoiles qui est partie, un soir, comme par hasard.

    Et je suis là, dans mes flaques, dans mon lit et comme un bourdon, ça tourne, dans ma tête, toutes ces idées, toutes ces possibilités, tous ces riens qui menacent d'arriver...

    Le pire avec les mauvaises nouvelles, c'est qu'on passe not'e temps dans un coin sombre à se morfondre, à les imaginer, à les empirer, à se morfondre ; histoire qu'elles nous prennent pas par surprise ; ce qui

    les empêche pas de tomber du ciel, de faire un trou dans mon coeur dans mon toit dans mon sol, j'y peux rien y a un cratère devant moi et je sais pas quoi faire pour recoller les fissures

    C'est plus fort que nous, on les attend, on se ronge les ongles jusqu'au sang et on écrase nos vies, nos envies nos sourires, d'un coup de talon à aiguilles, parce qu'on est plus qu'obsédé et y a que savoir qui nous délivrera...

    L'orage éclate, je pète un câble, c'est ma tête qui en prend un coup, j'attends la nuit...

     

    Maéli.

    Courage, ma louve, tu verras, ça ira...


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  • https://www.youtube.com/watch?v=3mP9nOtu3IU

     

    j'ai posé un pied sur un nuage

    Ma robe battait le vent, j'ai regardé encore une fois derrière moi, en un souffle ai oublié d'avoir peur et j'ai décidé de courir.

    Je cours chercher la Lune, récupérer les étoiles, prendre la pluie dans un bol, pour y boire mon eau le matin en me levant ; je cours rosir et peindre l'avenir avec le levant

    Le croissant se repose sous mes yeux, d'un bout de doigt, je pourrais le toucher, coup de vent ; si près...

     mais si loin

    Je t'ai vu, toutes les nuits, et ce serait pour aujourd'hui ? 

    Murmure.

    Les étoiles scintillent et s'explosent, alchimie magie qui m'échappe, et je me dis qu'un jour je m'envolerai qu'on s'en fout de la gravité ; que

    les règles sont faites pour être brisées

    et qu'il existe des instants ou rien n'est impossible ; et peut-être bien que je nage en plein d'dans ?

    Je pose mon échelle et grimpe, pied après l'autre, je sais pas comment je vais arriver en haut de cette montagne, mais je vais y arriver, et un soir, je m’assiérai sur un cratère et je raconterais des histoires à la Terre

    Un soir, je me souviendrai que j'ai eu peur avant de partir, que personne croyais que j'y arriverai ou l'inverse et que du coup, je pouvais pas me permettre de tomber ; que même si j’atteins jamais la Lune, je tomberais dans les étoiles.

    Je sors un pinceau et commence à peindre le prochain nuage ; oui, maman, je suis armée pour réaliser mes rêves. Invente-toi un chemin. Aie une vie qui te ressemble. Sois pas stupide et t'accroche pas à la falaise, tu 

    verras.

    Alors je m'élance, et le soleil se lève sur mes pas, j'ai de l'or dans les cheveux, je crois que je n'aurais plus jamais froid, car j'ai ces rêves en moi et que j'y crois, en eux en moi en nous ; qu'on ira n'importe où n'importe quand faire n'importe quoi et que je serais plus jamais seule.

    Parce qu'ils sont là et que j'ai mon filet d'étoiles, si un jour je tombe de la lune.

     

    Maéli.


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  • https://www.youtube.com/watch?v=LRebFAPKajI

     

    J'attends, loin de toi que le sort ne s'arrête, que tout s'évapore, dans l'air

    Mais rien à faire

    Le temps me dépasse, il file à toute vitesse, et y a ton image gravée sur des murs, dans des sourires, dans des instants ; dans des sou

    venirs

    Rien à faire, la pluie tombe, la nuit aussi, le soleil brille brûle murmure, le vent s'envole déploie mes ailes se tait ; les étoles s'accrochent, au manteau, pour pas tomber sur terre, et rien à faire

    T'es là comme un phare dans le noir et je peux plus t'éviter

    T'es là et moi aussi et j'arrive plus à te regarder

    Je crève d'envie de courir et de te dire tout, là, comme ça, comme avant ; je crève d'envie que tu disparaisses, pour que je joue pas à ce jeu où tu tiens le sabre et tu le sais pas. Ou trop bien.

    Et je m'enflamme je m'emballe car seule la peur me retient...

    La vache ce qu'elle a d'la poigne, ce que je suis lâche, on sait c'qu'on quitte et pas ce qu'on retrouve et pourtant la chance sourit aux audacieux, et le temps défile, avec toutes ses photos sous mes yeux et je me dis : pourquoi ?

    Des milliers d'horizons s'étendent devant moi, mais j'aimerais bien prendre celui où tu es là.

     

    Maéli.

    A John

     


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  • Je lui ai dit donne-moi un médoc et voilà qu'il me tend ma plume.

    Il m'a laissé la balancer contre le mur.

    Il est arrivé par derrière et il a mis ce casque sur mes oreilles et il a balancé le son. Chacun son attaque.

    Je m'en veux. Je lui en veux. Je m'en veux.

    Personne n'est là, ils sont tous partis, alors j'ai balancé tout ça ; eh bien oui.

    Alors j'ai hurlé au silence qu'on en finisse avec la douleur et mes yeux se sont posés sur ma gratte.

    Y a des instants sur un fil, comme ça, où, d'un coup la colère retombe pour n'être plus que tristesse et claque la porte aux nez de nos plus tristes pensées.

    Et comme une flèche, celle-là m'a traversée : tu seras toujours là.

    Alors j'ai ramassé la plume et j'ai écrit à en déchirer le papier, à m'en paralyser les doigts, à m'en brûler l'espoir, à allumer mon coeur et ça a marché.

    Alors j'ai décidé de gratter, et c'est le monde qui s'est effacé.

    Alors j'ai décidé de gratter, et tant pis pour le reste, tant pis, puisque tu me tiens chaud, tout contre ma cage thoracique.

    Alors j'ai décidé de gratter, et tant pis s'il sont partis, tant pis parce que y en aura d'autres, parce que le meilleur attend et que je te serre tout contre moi quand tu résonnes et que je m'abandonne.

    Le monde est tombé à mes pieds et je l'ai pas vu, parce que je voyais que toi et je gratterai autant qu'il faut pour me rappeler qu'on est vivants.

     

    Maéli.


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  • Allez viens, viens, je te dis ma porte est ouverte...

    Viens danser la polka sous mon porche un soir d'hiver, viens allumer les bougies dans toute la ville, viens, faut qu'on soit vivants à réveiller les morts ; viens, la vie n'attends pas.

    Je me perds dans un dédale et y a tous ces mais si sauf attention qui m'empêchent d'en sortir.

    Je penserai à les snober demain matin...

    Allez viens te glisser sous mes draps, qu'on fasse des tipis et qu'on lise ces histoires qui nous ont tant promis, qu'on se dise enfin ce qui compte.

    J'ai enfourché l'vélo, mis l'pied sur la pédale et tout déraille ; et alors ?

    Tant pis, j'me casserai la gueule.

    Le vent souffle dans mes cheveux et me dit que je suis libre et je lui réponds que pour ça il me suffisait de tout poser sur le bas de la chaussée.

    Le vent souffle encore plus fort.

    C'est si bon de sentir son coeur battre. 

     

    Maéli.


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  • Orange bleu vert

    Ma toile

    s'est déversée et mon voile

     

    Ça fait toujours cet effet-là ?

    On est pas capables de s'arrêter pour se dire que tout est entrain de changer et pour dire merci ; et quand il est temps il n'est plus temps.

    Mon crayon glisse délice délivre, tout s'en va, avec lui, dans les traits d'un homme ou d'une femme, tout s'en va, l'habiter, pour une éternité

    Je pense que la réponse à un pourquoi n'est parfois que justice et pourtant rarement n'apparaît

    Ma toile

    s'est noyée sous l'assaut de mon pinceau, la mer peut-elle être aussi cruelle ?

     

    J'ai des choses à dire et je ne sais pas quoi dire

    Il faut habiter l'espace, habiter l'espace, s'y faire sa place et soigner les nuances, parce que les détails en disent plus que les évidences...

    Bougie qui s'enflamme qui vacille et qui fond ; je veux

    un univers 

    Tu sais nager ?

    Ma toile 

    est coulée sous les tâches et les sentiments. Voilà quelqu'un qui entre...

     

    Maéli


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