• https://www.youtube.com/watch?v=BLxPCOJkAMs

     

    Quand la nuit est tombée sur mon île quand l'ennui a posé un drap sur la ville ; il fait froid et le soleil est bien au chaud sous son manteau

    Quand mon bateau a pris la falaise et quand la mer a recraché les débris de l'aventure sur le rivage, tu m'attendais là-bas, prête à ramasser les morceaux

    Quand le navire n'est pas rentré au port, hier, et que j'ai sonné l'alarme, tu es descendue dans le froid d'une nuit d'hiver avec ta lampe de poche et ton coeur dans la main ;

    tous les navires chavirent un jour

    Je frappe ma guitare au son de tes pas dans l'herbe, le soleil se lève et ce qui est arrivé appartient à hier, je suis bien éveillée et prête pour ce qui m'attend pour cet aujourd'hui qui recommence

    Un jour, c'est l'aube, réveillons les papillons les animaux chantons pour réveiller les oiseaux ; chantons le printemps 

    Le froid a recouvert les plaines, Manon, et c'est comme si tout murmurait ton nom ; j'aurais pu me taire, j'aurais pu garder mes gouttes d'or pour les tourments d'un soir...

    Au creux de mes yeux dort encore ce souvenir

    Rien n'a changé, tasse de café je peux mentir autant que je veux mais je ne peux pas cacher alors que je frappe ma guitare, que je gratte et il y a cette rage fleurie de frustration qui dit go on go on le silence ne prend pas la peine de résonner, mais y a un écho, y a un murmure quelque part

    Y a un murmure qui passe sous les portes, qui se glisse dans le vent, qui caresse les paillettes d'or sur mes joues, qui ramasse les gouttes d'eau à mes pieds, et qui me dit, viens on fais ta valise, viens on s'en va

    D'en haut de la colline, le cri de Manon résonne, comme les trompettes qui sonnent l'aube, comme un cri à la lune pour dire plus fort que le brouhaha, pour écraser mes pensées comme la tempête imposera le calme "mais moi je suis là"

    Un jour, j'ai trébuché sur un trésor, une étoile est tombée du ciel, un ange a déposé ses ailes à mes pieds ; tu peux toujours te cacher

    j'ai vu dans tes yeux la vérité...

    T'en fais pas pour moi, t'en fais pas pour moi, c'est tout ce que je veux dire ici.

    T'en fais pas pour moi, j'ai vu pire et j'ai pas peur.

    Il paraît que les feux de camps sur la plage, c'est pas autorisé ; il paraît que aimer trop fort, c'est pas autorisé ; il paraît qu'aimer, c'est déranger ; il paraît que croire c'est dépassé et qu'être optimiste ça frôle la stupidité 

    'y paraît comme ça, que je devrais remballer mes pinceaux mes preuves d'amour et mon espoir ; il paraît qu'on a l'air plus normal s'ils se font la malle

    Oh darling, un jour je suis descendue aux Enfers et je suis revenue avec dans mes veines des trésors que rien ne pourra jamais me retirer ; ils sont dans mes veines

    Mes peines sont des trésors et si j'm'étais pas cassé la gueule, y aurait pas ce soleil dans mes yeux ; et tant pis si je me suis brisée le coeur et qu'à chaque fois je le rafistole tant pis, on s'recassera la gueule

    J'irai décrocher la Lune quitte à tomber dans les étoiles

    déchirer la toile

    Y a un feu qui brûle en moi et que le vent qui hurle dehors ne vaincra pas ; y a une étoile, juste au-dessus de ma tête qui m'a coupé les mots.

    Les merveilles vous réduisent au silence...

    T'as une unité pour mesurer l'amour ?

    Je te simplifierai l'équation en te disant qu'il n'y a pas de limites à la fonction, que plus l'infini c'est léger et qu'une lettre c'est qu'un détail. T'en fais pas pour moi, c'est moi qui m'en fais pour toi. Mon ange, un matin, je suis tombée sur toi et j'ai été assez aveugle pour ne pas te voir ; t'y crois toi ?

    Le soleil est parmi nous et personne ne l'a vu...

    Ma perle mon rayon qui traverse les murs mon aube ; mon tableau mon éternelle mon edelweiss en sommeil  

    Merci

     

    Maéli

    Ps : Après la nuit, ça va toujours mieux

    Yeah it's for you, dear <3


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  • https://www.youtube.com/watch?v=Nu4PVo7P8Do

     

    Mon navire ?

    Tu m'entends ?

    La mer se déverse lentement sur le rivage, ses rouleaux glissent sur le sable et me bercent, doucement, m'emmènent vers le sommeil, ou tout autre état où j'aurai probablement oublié...

    Je chavire sans violence et je me fracasse lentement, comme châtiment comme isolement

    Le pont n'a pas pris l'eau alors d'ici on espère, encore

    Des étoiles je t'envoie mon amour, je souffle les nuages, je vais ramasser la pluie ; je t'envoie mes graines de lumières et jamais un grain de poussière n'est venu souffler sur mon désert

    Oh ma louve, depuis quand tu me dis que je suis ange et que tu es la plus chanceuse et que je viens à penser que ma chance dépasse la tienne sauf que tu n'es même pas là, ma chance est un kinder sans surprise ; c'est vide à l'intérieur

    le seul écho que ça peut faire, c'est celui de la tristesse ; oh dear, sirène même pas échouée sur le rivage, j'ai besoin de toi qu'il neige pleuve vente ou même que le soleil brille

    Y a comme une étincelle qui hurle sirène qui hurle qu'il y a un cratère fumant là où la comète de ton absence lui est rentré d'dans ; j'entends

    même plus ta voix, la soir

    Je pensais notre forteresse imprenable, je pensais pas pas que tu me glisserais entre les doigts...

    C'est plus facile, tu dis ?

    Tu veux pas ça ?

    Mais mes cris résonnent dans le silence...

    Mon miroir fait plus de bruit que toi ; c'est creux c'est creux et le déséquilibre est là et plus je tente une avance, plus la balance penche ; je suis une boule comme un noeud

    un noeud de marin prisonnier un noeud de marin frustré

    que seul il n'avance à rien...

    Voici une rose sur ton palier ; me lis-tu encore ?

    Je ris car c'est comme si tu me tournais le dos et je n'attends même plus que tu me regardes dans les yeux

    Voici une rose sur ton palier ; encore une fois à espérer que tu comprendras ?

    Merde tous aux amarres, tout va bien mais notre navire va dans la falaise, oh ma louve je peux courir autant que je veux mais si tu prends pas le témoin, je vais finir par vraiment te dépasser ; on perd tout liens

    je sais même pas c'que tu deviens...

     

    Maéli

    Something heavy in my heart, some black hole in my heart whispering that we're ending nowhere nowhere and i desperately need you but you didn't understand...


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  • Hélène douce Hélène, belle Hélène...

    Le vent souffle sur le rivage, les pieds se mêlent au sable, et il fait froid, si froid, et tu grelottes entre mes doigts, tu glisses et tu te dérobes à moi.

    Des soirs, je pense à toi.

    Des fois, quand mon navire dérive, en eaux troubles, je me dis que tu ne me parles plus, que la distance nous a rendues muettes, qu'on ne sait plus parler que quand le coeur saigne ; des fois, j'ai pleuré ton absence et ton silence.

    Il y a cette voix, au fond de moi qui me murmure que tes plages ne sont pas forcément plus ensoleillées, ou même moins tourmentées que les miennes, mais c'est juste que tu n'en dis rien ; ça n'importe pas ?

    Si, bien sûr.

    Et il y a cette autre voix qui me dit que c'est OK, que c'est normal et l'autre qui hurle que nan, nan, nan parce que mes pensées sont illusoires et elles me répondent que ton silence me rend inutile.

    Je suis comme un coquillage sans l'écho de la mer, je sonne creux et l'on ne me garde même pas en souvenirs de vacances car j'encombre trop. J'en rirais presque.

    Les gens donnent peu torts à ces mots faux et horribles.

    J'attends l'aube, Hélène, et quelque chose me dit que tu es juste à côté de moi, à guetter les rayons du soleil.

    Les nuages pleurent et la seule chose que je demande, c'est parle moi. 

    J'm'en fous que tu prennes de mes nouvelles, ça fait plus plaisir d'avoir des tiennes ; et dans ma tempête, je crois que j'ai préféré me dire que tu jouais sous le soleil pendant que j'agonisais dans mon puits. C'est faux et injuste.

    Hélène, ma voix est au creux de tes veines, comme l'est la tienne...

    Je cours dans les vignes, et je me souviens de nos mots d'avenirs, de nos esquisses, je me souviens et je tire sur ses souvenirs pour ne pas que tu partes. Reste. 

    J'préfère que la Lune percute la Terre plutôt que d'entendre que le monde est beau si ce n'est qu'une face de la pièce de monnaie ; j'préfère t'entendre paniquer ou pleurer plutôt que rire et dire ça va. Même si c'est qu'un grain de sable dans un rouage, pas si gros que ça, qui grippe doucement contre ton coeur ; j'en f'rais pas l'apocalypse, ce sont pas mes mots qui le retireront, mais j'ai besoin d'être là pour toi.

    Ma louve, on a dit la courte échelle et je sais que ton monde t'aspire, je te promets que je le sais, je me répète chaque jour que tu danses dans ton tourbillon, et je t'envoie, dans le vent, un sifflotement qui te dit que ça va pas forcément à chaque instant, mais ça ira. Qui te dit que je suis pas si loin que ça...

    T'inquiète pas pour tout ça, t'inquiète pas pour demain, pour Thomas, pour le monde entier : on va danser sur la Lune. Les doutes sont des épines dans nos pieds qu'on retire pas souvent de suite, mais peut-être que je peux t'aider.

    Hélène, je suis sur le pont du navire, et dans le froid de la nuit, il y a une lumière qui clignote quelque soit le temps, quelque soit l'heure ; qui me pardonnera tout. Il y a une lumière qui s'est allumée et qui n'a jamais failli, quoiqu'on en dise. Même si je suis crevée et ça m'horripile que tu me dises de me détendre parce que si je t'en parle, c'est que ça me prend en grippe ; parce que mes pensées déraillent et te font croire que t'es pas à la hauteur ; parce que je sais pas ce qui m'arrive mais je vois le monde à l'envers.

    Tout s'est retourné, mais y a une lumière, y a un diamant qui brille dans la nuit. Y a comme un murmure nocturne qui me dit je te suivrais où que tu ailles.

    Y a un feu de cheminée, dans mon coeur, et devant, y a une pépite d'or qui guette ; qui remettra du bois à chaque fois que le brasier s'essouffle.

    La première à avoir vu la Lune me déshabiller en plein soleil, et bien celle qui a attrapé le temps et nous sommes liées.

    Comment tu pourrais croire que maintenant ne construit pas demain ? Comment il pourrait croire que tu n'es rien qu'un jouet ?

    Rien que quelqu'un avec c'est bon de passer son temps ?

    Alors s'il croit ça : il n'a rien compris. La flèche de Cupidon ne l'a pas aveuglé mais blessé ? Tu rigoles... T'as pas vu la file d'attente, derrière son épaule, alors.

    Et puis même, c'est pas un mec qui va choisir du sens de la boussole de tes sentiments, c'est le navire qui chavire, novembre passe et son manteau de feuilles porte en lui les graines qui sèment demain, alors si tu ne crois pas en demain ni en toi, crois en moi.

    On dansera sous la pluie, on fera des feux de camp sur la plage à 4h, on se réchauffera avec des plateaux nutellas, on rira des cyclistes et de leurs panneaux de verre sur le dos, on rira à en exploser le ciel, on posera nos coeurs sur le tapis, comme des cartes, avec le relief, les vallées les montagnes, les rivières, les villages détruits et les montgolfières tombées du ciel.

    On chantera à tue tête qu'on est jeunes et que rien nous arrêtera, on attendra que le soleil se lève pour se coucher, on veillera sur ceux qui nous manquent, on posera des briques pour on-sait-pas-quoi, qui nous serviront demains, on fera des loukoums et des trucs étranges qui nous font baver d'envie, on dansera dans la rue et on pleurera dans les gares.

    On verra le Cap Horn, on ira à l'opéra à Vienne, on marchera dans les montagnes au Maroc, on se fera prendre en photo devant le taj mahal, on fera du vélo à Bangkok, on regardera le soleil se lever dans le Colorado, on se laissera bercer par le monde dans toute sa complexité...

    On n'arrêtera jamais de rêver.

    Je me tiendrais debout, même si des millions de kilomètres nous séparent, à ton côté, comme si le train n'avait pas décollé, je me tiendrais debout et je poserai mes mots au creux de ton coeur pour que tu n'oublies jamais, 

    que je t'aime depuis hier et pour toujours et que tu es la plus précieuse des pierres....

     

    Maéli

    Ps : Tu es le plus grand feu d'artifice que j'ai jamais vu, et je crois que je suis loin d'imaginer à quel point ton sourire a jamais fait exploser la matière.

    PPS : Je suis pas parfaite, loin de là, je sais, mais mon coeur a fait de son mieux... Je t'aime. 

     

    PPPs : Ce n'est peut-être pas une prouesse littéraire, mais il fallait le dire.


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  • J'en ai marre de jouer au chat et à la souris...

    J'en ai marre ; parachutée sur un plateau d'échecs, mais j'ai jamais voulu de cette partie. Je veux pas jouer. Je veux plus jouer.

    Le vent emporte nos noms le vent emporte le temps ; tu as épinglé deux feuilles blanches que mes doigts ont parcourues, mais pourquoi ? Dis moi à quoi tu joues, dis moi ce qui se passe, dis moi pourquoi ?

    J'ai claqué la porte d'un nous pour aujourd'hui demain et toujours ; j'ai fermé la porte et je t'entends murmurer sur la perron, reviens-moi.

    Ouvre-les yeux, poussières sur tes paupières, je pose le paquet à tes pieds.

    Ça m'énerve ça me fatigue, tout part dans tous les sens, dans quelles langues faut-il te le dire ? Mon coeur n'est pas à prendre ou à laisser. Je joue pas l'amour aux échecs, j'ai accepté de monter sur ce plateau d'échecs parce que je t'aime mais rien ne garantit que je n'en sortirai pas si ces illusions dansent sous tes yeux.

    Je croyais n'être plus qu'un fantôme, je croyais que j'étais dépassée, par une autre...

    J'balance mon sac dans le mur, quitte à ce que tout explose, mais je peux plus jouer, j'ai jamais voulu, je veux pas faire l'ascenseur. J'ai douté, mais maintenant je sais et je ne veux pas rejouer cette pièce-là.

    Tu vois pas que le train déraille ?

    Que je suis partie et que derrière moi j'ai fermé une porte ?

    Mon coeur se brise et le ciment s'écaille ; j'ai jamais voulu faire ça. J'ai fui parce que j'ai voulu éviter ça.

    C'est comme être au volant d'un camion et de savoir que tu vas te crasher, avec le tien et que je vais continuer à rouler. Une fois, pas deux. 

    J'ai pas de pansement pour mon coeur.

    Alors si j'avais pu guérir le tien...

    Maéli


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  • Des fois je me demande comment on en est arrivés là.

    Dans le vent d'hiver, dans le blanc de la Lune, dans les couleurs d'un soir...

    Et puis la nuit dégrafe son manteau et c'est le jour qui murmure dans la buée du matin que tout s'en va.

    C'était le destin ?

    Des fois je me demande ce que tu es devenu.

    L'automne se déguise en printemps, j'ai envie de courir dans les feuilles, j'ai les yeux qui brillent de leurs lueurs jaune rouge orange ; c'est comme si le monde se dénudait.

    J'avance, à ma vitesse, je cours dans les vignes et je m'assois dans l'herbe ; je rêve face à la Lune et je dors sous le soleil de midi.

    Le monde se réveille ; tu dors encore ?

    Des fois, comme ça, je me demande ce qui s'est passé.

    J'envoie un bouquet à la fosse, j'ai enterré des milliers d'avenir, des milliers de moi à vos côtés, j'ai fait le deuil de vos sourires, de vos soupirs, et de vos trucs à vous ; mais c'est pas un peu dur tout ça ?

    Les papillons rigolent dans le silence, j'avance la tête, le précipice, le vent, l'insipide vie, et j'ai compris depuis longtemps qu'il fallait rayer insipide, parce que 

    dans mes yeux vous avez vous l'automne l'été le printemps et l'hiver ; j'en veux à personne.

    Des fois, je me demande juste si tu te souviens de moi.

    Maman m'a dit hier couvre-toi, et je lui ai répondu que je ne pourrais plus jamais avoir froid.

    Et son regard me dit mais tu n'as pas froid, et je voudrais lui dire qu'il y a quelque chose qui brûle en moi, si fort que j'aime le froid, qu'il me picote, qu'on se taquine entre amis, mais que l'amour brûle si fort en moi que je ne sens pas les caresses du froid.

    Des fois, je me demande comment t'as choisi.

    Si ça s'est fait tout seul, si elle est mieux, si je suis un souvenir effacé sur le tableau par un vieux coup de chiffon, si j'entrais pas dans l'équation ; je ferais mieux d'arrêter de poser des questions.

    Il m'a fallu beaucoup d'amour pour devenir celle que je suis, 

    Alors, merci ?

     

    Maéli.


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  • Vous êtes partis et j'ai cru devenir aveugle.

    Unes à unes les lumières de vos étoiles se sont fondues dans la pénombre.

    J'ai cru devenir folle.

    Le silence était si pesant que les cris hystériques, effrayées de mes pensées résonnaient sur les parois de la nuit ; le silence était si bruyant que j'ai cru que plus jamais je n'entendrais.

    Et pour oublier ce qui nous liait, je me suis noyée.

    Noyée, noyée au fond des eaux sombres du lac.

    Oui, monsieur peut-être que je suis une angoissée, mais j'ai choisi d'avoir confiance parce que mon sourire est un miracle.

    Je suis un verre plusieurs fois brisé, je suis la pluie qui a croisé le soleil, je suis la lumière réverbérée par la neige.

    J'ai construit mon ciel, et juste avant que je n'ouvre la porte, en équilibre sur un nuage, les piliers du temple se sont effondrés.

    J'ai toujours rêvé de voler.

    Non, je ne suis pas une angoissée mais je suis une éponge qui n'a pas encore appris à s'essorer. Je suis une éponge qui absorbe absorbe tout ce qui l'entoure.

    Je suis une éponge qui tient pas dans les foules, qui tient pas la colère la tristesse la morosité ; complètement lessivée et vulnérable. Je suis la corde que le monde use, et il n'y peut rien.

    Je suis l'éponge qui nettoie les tables, qui recoud les ailes des anges blessés jusqu'à ce qu'ils puissent s'envoler ; je suis une éponge brisée.

    Les mots m'ont sauvées du noir qui m'avait noyée ; ils m'ont sortie de l'eau, ils m'ont réappris à marcher, à boire, à courir. Les mots me déshabillent, les mots comme porte-manteau les soirs de journées trop longues, les mots comme lame, les mots comme pose-fardeau, comme plongée dans la mer de mon coeur.

    Les mots pour ressentir.

    Alors est revenu l'amour de la vie après la volonté de s'en sortir.

    Et je me suis mise à courir.

    Mon problème à moi c'est que je prends tout. Tout tout tout et que je n'arriverai jamais à donner autant que ce que l'on m'a donné.

    J'ai toujours rêvé de voler.

    Il y a des moments où mes silences s'égarent sur une feuille, dans mon souffle jusqu'aux lames de mon harmonica, dans mes doigts qui grattent à déchirer le ciel, pour y laisser un bout de moi ; je me suis relevée.

    La vie est magique.

    Et le temps n'a plus d'importance.

     

    Maéli.

     


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