• J’ai pris mes tennis et j’ai couru aujourd’hui. Je me suis jetée dans l’automne tourbillonnant, noyée dans ses couleurs ; et sa fraîcheur a réveillé ma peau.

    Se sentir vivante à nouveau.

    Je m’assois sur mon lit, le ciel plein les yeux ; mon cœur est en paix. Quel délice, ce silence intérieur…

    Si tu m’avais dit que t’aimer, ce serait si joli, je ne t’aurais pas cru.

    J’ai pris mes souhaits et je les ai jetés sur la feuille, il parait que l’univers m’a entendue.

    J’ai couru, aujourd’hui, enflammé mes poumons et épuisé mes jambes ; j’ai cru exploser de bonheur.

    Les vagues s’échouent sur mon rivage, d’avant en arrière, et je pense à tes bras ; tout est calme en moi. Les feuilles colorent le sol et j’aimerais te montrer tous ces endroits qui font partie de moi.

    Je suis rentrée au port et la senteur de l’automne de l’automne a éveillé cette vieille mélancolie en moi ; qui doucement me berce. Pourtant, je pense à toi.

     

    Et ça c’est nouveau.

     

    Maéli

    Pas trop d'humeur à écrire au final. Tout estsi calme dans mon coeur...


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  • Il parait qu'il faut partir comme ça. Sans faire d'esclandre ni de vacarme.

    Sur un silence, creuser un temps sur la partition et prendre un soupir ; s'accrocher à un bémol

    Tu voudrais que j'attende sous la pluie jusqu'à la prochaine fois qu'on se verra ? Rends-moi mes chaines. J'ai ton empreinte sur la peau, il est vrai ; le manque me lancine parfois 

    J'ai des fois froid, sans toi ; et quand je revois tes yeux, je frissonne 

    ; il est vrai, qu'il y a bien un fil d'or entre nos deux âmes

    Je suis partie dans la nuit. Comme un songe ou un fantôme ; à l'anglaise. Les larmes ont bercé nos réveils, nous vivons dans deux imaginaires

    Quand on les regarde de près, rien ne prêterait à croire qu'ils sont différents ; mais dans mon coeur, ils paraissent irréconciliables...

    Tu veux la Lune mais tu n'as même pas tendu la main pour l'avoir ?

    Rends-moi ma liberté, remets-nous au futur, il est une rose sur mon chemin que je ne demande qu'à aimer ; dit-on au fantôme de cesser de nous hanter ?

     

    Maéli


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  • J'attends.

    Le soleil monte, haut dans le ciel. Mon coeur bat. Fort. Trop fort.

    Je tourne une page. Puis deux.

    Les lignes dansent devant mes yeux. Les mots jouent à saute mouton. 

    Peurs insensées ; angoisse invisible. 

    J'attends.

    Mon parapluie perché sur l'épaule, comme une ombrelle un jour d'été ; le soleil s'est caché.

    Je piétine. Fait passer mon poids du pied gauche au pied droit. Rien ne va.

    Je fixe droit devant moi.

    J'attends, encore et toujours. La lave doucement fait son chemin jusqu'à mon monde intérieur ; pour aller allumer une cheminée bouchée. Je vais mettre le feu quelque part, si tu continues. Mettre le feu à la pluie. L'idée me plait.

    Pas assez pour que je redevienne patiente.

    Un coup d'oeil à ma montre, tu n'es pas encore là. Mais que veux-tu donc ? Que j'attende encore pendant de longs jours sous la pluie... Mais je suis en équilibre, mon amour et il y a des courants d'air dans mon intérieur.

    Comment voit-on un futur à deux quand tout seul il est déjà si incertain ?

    J'attends, furax.

     

    Maéli


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  • On aurait pas dû se quitter comme ça. Comme deux inconnus qui s’aiment, comme deux amoureux qui rêvent.

    On aurait pas dû se dire au revoir à la lisière de la nuit, sans savoir où l’on va ; sans un soupir, sans un baiser. La fraîcheur de la Lune sur ma peau et les frissons de tes mains dans le creux de mon dos ; funambule sur hier

    Tes yeux rougis et cette immense vague, dans mon cœur ont tout emporté sur leur passage. Oh, j’étais arrivée si légère et je repars pleine de bagages ; il me reste des comment, des quoi des pourquoi et des tu veux quoi à déplier

    Nos horloges sonnent à la même heure ; chacune à son bout de l’Europe

    Et ton silence.

    Hurlement.

    On aurait pas dû se quitter comme ça, sans mettre des mots sur l’océan qui nous a submergé. Le monde réel aurait voulu que je pose un non, comme on met une brique avec du ciment, pour construire des murs

    et détruire tout espoir. C’aurait été plus simple.

    J’ai envie de mettre mon poing dans un mur, de foutre toutes ces histoires au placard, j’ai envie de hurler à m’en déchirer les poumons la voix à en faire tomber les étoiles du ciel ; comme si on pouvait reboucher les trous dans mon cœur en une seconde

    Tu me manques. Tu me manques. Tu me manques et ça met le bazar partout.

    Le temps passe et rien de tout ça ne s’efface. Il faudrait pleurer pour faire soi-même la marée qui ramène au fond des océans tous ces trésors ; oh, je suis naufragée.

    Je rêve d’amour mais mon cœur est ailleurs. Quelle hypocrisie. Quel monde insensé.

    Un cœur cogne dans ma cage thoracique ; où va-t-on maintenant ?

    Le monde réel voudrait que je te balaye, d’un revers de main ; n’est-ce pas ? Mais si l’on n’oublie tout ça, nous sommes deux inconnus aux cœurs égarés ; mais dans la même direction, je crois.

     

    Maéli

     

    Quel cœur insensé…


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  •  Nos coeurs vibrent ; l’horizon est une corde de guitare et le vent souffle sa mélodie

    Il y a un feu dans ma cage thoracique qui dit à mes deux bras qu’il veut s’envoler, qu’il faut s’élever au-dessus de la médiocrité ambiante si l’on ne veut pas se faire écraser

    Le monde est un trésor ; une toundra désertique et brûlante. Le monde est aride et sec sous la langue et quand on le retourne, la douceur nous emplit ;

    comme une richesse qu’on nous aurait cachée

     

    Il faudrait deux ou trois ans pour faire le tour d’une journée et l’aiguille tourne dans son cadran ; elle fait la mesure et compte les temps

    Je me sens comme dans un match de foot où il faut compter les points ; et pourtant il n'y a pas de récompense à la fin 

     

    Maéli

    Griffoné 


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  • Qui parle de tomber amoureux ?

    Je siffle et je souffle ; la cage thoracique un peu embrumée par ce début d'année. Par toutes ces petites infidélités à toutes les merveilles qui n'attendent qu'à être découvertes...

    L'angoisse a son maillage serré et ses petits recoins cartographiés, il est temps de dépoussiérer ; mais l'inconnu est si grand, ô maman...

    Qui parle de rencontrer une âme, par hasard ?

    Je marche, sur les pavés ; sans boussole, comme si mes pieds savent où je vais, comme si la destination n'avait pas autant d'importance que le chemin

    Le monde tourne, mais qu'il a perdu la boule; l'horizon est si géométrique, je ne veux pas de lignes droites mais des feux d'artifices, des oiseaux sur les branches des arbres, des scarabées sur les chemins peu fréquentés, des regards qui vous disent la vérité ;

    je veux pas avancer le nez dans la boue

    Montre-moi le ciel, veux-tu ?

    Qui parle d'envoyer la solitude à la poubelle ? On n'est jamais seuls pas même aux milieux de l'indifférence des foules et des regards qui vous mettent dans une boîte

    J'ai des rêves pleins les murs ; ils se reflètent sur ma rétine, gigantesque cinéma, j'en ferais des patchworks des étoiles et des contes que je lirais à mes enfants le soir...

    Alors si ça ne tient qu'à ça : déchirons la toile d'araignée en nous pour y trouver le ciel plutôt que de s'égarer dans des contrées reculées.

     

    Maéli


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