• Je reviens d'un ailleurs.

    Imaginez un paysage grand de splendeur, un horizon qui s'étend sans nous poser de question ; où l'avenir n'est pas un point d'interrogation mais un grand sourire.

    Oh mon coeur, oh mon doux coeur si recroquevillé au fond de ta cage, ce soir le monde te semble bien noir. C'est seulement la nuit qui tombe et ton navire qui dérive ; c'est seulement le bruit des flots dans ton âme redescendue du ciel.

    Tu verras qu'on rencontrera des grandes étendues vertes, qu'on tombera amoureux ; que le vent, comme une caresse baisera tes lèvres. Qu'on hurlera dans les forêts pour briser nos chaînes, qu'on chantera à tue tête et qu'on aura plus peur d'être heureux

    Oh ma tigresse enfouie, parquée derrière tes barreaux ; il a suffit d'un rugissement et ma tour d'ivoire a perdu l'équilibre

    C'est Pise et c'est grandiose cette flamme qui se libère

    Je me suis égarée dans les nuages et j'ai repris le bateau pour le rivage... La réalité paraît si insensée... 

    Oh mes rêves, vous qui m'entendez, je n'ai pas oublié...

     

    Maéli

     

     


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  • Dis-moi d'où viens cette tristesse qui s'ouvre en moi comme un ravin 

    et ce désert qui me laisse ; à trébucher sur des pierres

                                                 à s'arrêter sur des mirages 

    et ces dunes de sable ; qui rendent ce monde jadis si fécond, aride et incertain 

    Où est passé l'espoir ?

    Mon coeur se la joue balle de jongleur puis trapéziste et il n'en fait qu'à sa tête ; les cheveux en bataille et le pyjama plissé par une mauvaise nuit, je lui cours encore après comme une hystérique ; 

    mais où vas-tu comme ça ?

    Et ces étendues désertiques qui se craquellent sous mes pieds ; la terre qui se fend, car elle a soif de ton amour -j'étais venue cueillir des fleurs mais tout est sans couleurs, ici- ; elle se déchire en une longue plainte 

    Pourquoi ?

    M'aurais-tu donc abandonnée ?

    Comme un enfant égaré qui s'abreuve de paroles insensées pour noyer l'inquiétude ; 

     

    on a pris la malle et on est partis marcher sous le croissant.

     

    Maéli


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  • Je t'attendais.

    En haut de la colline aux coquelicots, d'où on courait après les papillons ; tu t'en souviens ? De ma robe qui tourbillonnait, du soleil de plomb,et de nos rires qui montaient au ciel ; aussi éphémères et fragiles que des feuilles dans le vent.

    Tu te rappelles ?

    Qu'on se courait après,et qu'on se battait et qu'on se roulait dans les champs

    de ce temps où il suffisait d'un baiser sur la joue ou d'un pardon 

    pour que les erreurs n'aient plus d'importance

    et que l'amour que l'on porte soit dur comme un roc

    Que l'on ne puisse briser ; en faire des éclats de doute, de peur, d'espoir ou de pourquoi.

    Avant que l'on ne soit une fille et un garçon ; avant que tout cela n'aie d'importance

    Je t'attendais ; tu sais ?

    Mon coeur est resté là-haut sur la colline ; à scruter l'horizon. Il s'est perdu dans le ciel et langui dans l'attente. 

    C'est de ton absence que la rose a fleuri dans mon coeur ; nourrie de souvenirs et de la chaleur du passé.

    Où vas-tu comme ça ?

    Il paraît que le temps guérit ; mais dans son navire, il a emporté avec lui les trésors de notre enfance.

     

    Maéli


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  • Les paillettes sur mes paupières partent à coups de nuages, un regard dans le miroir et je me sens né-nue-phar ; 

    éteint dans la nuit

    Le coeur est lourd ; je le traîne du soir au matin, j'avais oublié le s on  que font les l  o  u  p  s    quand la Lune transperce le manteau de la nuit

    Insensée es-tu, chantent les étoiles ; d'avoir voulu aimer

    et je ne demandais pas plus

    Cette nuit, mon monde intérieur sonne clair, comme un verre vide, ou bien il ne sonne plus, avec tous ses courants d'air, il a dû prendre la fuite

    Un frisson ; que je suis vulnérable, et nos pensées s'écrasent sur les rochers de nos sentiments

    qui ont déjà tout balayé

    Cerf-volant sans rivage et parapluie dans le désert ; mon coeur est à l'envers.

     

    Maéli


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  • Par monts et vallées, le paysage défile derrière la fenêtre ; les notes à la guitare s'égrènent doucement, comme la pluie sur les carreaux

    les gouttes d'eau s'écoulent le long de ma peau, pareilles à des caresses

    La folie s'infiltre, avec lenteur

    Un loup hurle à s'en crever la voix, à en percer les étoiles ; au milieu des bois. Mais de la forêt, je n'en vois que les fougères qui s'écrasent sur les vitres du car, qui roule sans s'arrêter

    Les lettres de mon prénom se barbouillent dans l'averse et avec eux mes émotions ; je n'écris plus droit. 

    Je frissonne

    La pluie s'écrase sur la fenêtre et vient creuser des rigoles dans mon monde intérieur ; j'ai ton visage imprimé sur la rétine

    il refuse de s'effacer, malgré l'eau malgré la fumée 

    malgré la distance malgré le temps

    Le sablier s'écoule et je compte les secondes dans tes yeux ; et mon coeur joue la pendule 

    ce que je veux ?

     Quelle question insensée. La Terre tourne et c'est pourquoi on en revient toujours aux mêmes interrogations.

    Le car file dans les montagnes et nous éloigne ; mon coeur est un élastique qui me ramène à toi chaque fois plus fort. Je deviens folle.

     

    Maéli


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  • https://www.youtube.com/watch?v=37zPu-hCy3I

     

    La tristesse m’emplit au son des violons. L’espoir est submergé l’espoir s’est noyé.

    J’ai compris ; je ne suis pas assez pour toi.

    Il pleut sur mes carreaux, un soir où le ciel vient tout juste de se dégager. Les toits des immeubles prennent cette couleur rosée qui me faisait tant rêver mais mon cœur est à l’abandon ; sur une balançoire qui grince ; il

    contemple la solitude

    Des myriades d’étoiles s’installent dans le ciel, et pas une ne brille plus fort que les autres. La magie s’est envolée. Il n’y aura pas de filante ce soir ; pas de vœu réalisé non plus.

    Il y aura peut-être ce déchirement à l’intérieur ; comme un papier peint,

    tu n’as même pas eu besoin de me rendre le trésor que tu tenais au creux de la main

    Je ne l’ai pas retrouvé écrasé contre la vitre, noyé dans l’écarlate, ou déposé sauvagement sur mon palier ; c’est lui qui est venu me trouver, alors que je dormais, c’est la sonnette qui m’a réveillée.

    Il était là.

    Les yeux baissés et l’air penaud ; les bras ballants et l’air désespéré ; ces deux iris bleus paraissaient des larmes. Il n’a pas dit un mot.

    Pourtant, c’était écrit sur son front, que ça y est il pensait qu’il était maudit, qu’il avait trébuché pour de bon, qu’il avait encore rien demandé ; je lui ai dégagé le passage, l’océan dans la cage thoracique

    mon vase intérieur s’est fêlé

    J’ai fermé la porte avant qu’une rivière ne s’échappe de chez moi. Il avait fait à peine un pas, il attendait ; statufié dans l’entrée. Il parait attendre.

    Mais personne ne lui a couru après, mais il n’y a que moi, le silence et la douleur ; mais aucune météorite n’est encore tombée du ciel.

    Il a chancelé. Je crois que le monde autour s’est effondré ; j’ai vu de la poussière tomber du plafond. Mais pas de la poussière d’étoiles, alors j’ai ouvert grand les bras pour qu’il s’y love, là où il a laissé une fleur grandir en partant ; une fleur qui s’est fanée à l’instant où il est revenu

    Alors j’ai ouvert grand les bras comme j’aurais aimé que maman fasse quand je tombais du toboggan

    il s’est fissuré doucement ; et dans nos sanglots

    il y avait le soulagement d’avoir retrouvé la maison.

    Le verre de l’amour brisé sur le sol, c’était le simple prix à payer.

     

    Encore.

     

    Maéli


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