• Par monts et vallées

    Par monts et vallées, le paysage défile derrière la fenêtre ; les notes à la guitare s'égrènent doucement, comme la pluie sur les carreaux

    les gouttes d'eau s'écoulent le long de ma peau, pareilles à des caresses

    La folie s'infiltre, avec lenteur

    Un loup hurle à s'en crever la voix, à en percer les étoiles ; au milieu des bois. Mais de la forêt, je n'en vois que les fougères qui s'écrasent sur les vitres du car, qui roule sans s'arrêter

    Les lettres de mon prénom se barbouillent dans l'averse et avec eux mes émotions ; je n'écris plus droit. 

    Je frissonne

    La pluie s'écrase sur la fenêtre et vient creuser des rigoles dans mon monde intérieur ; j'ai ton visage imprimé sur la rétine

    il refuse de s'effacer, malgré l'eau malgré la fumée 

    malgré la distance malgré le temps

    Le sablier s'écoule et je compte les secondes dans tes yeux ; et mon coeur joue la pendule 

    ce que je veux ?

     Quelle question insensée. La Terre tourne et c'est pourquoi on en revient toujours aux mêmes interrogations.

    Le car file dans les montagnes et nous éloigne ; mon coeur est un élastique qui me ramène à toi chaque fois plus fort. Je deviens folle.

     

    Maéli

    « Il est revenu sonnerMon coeur est à l'envers »

  • Commentaires

    1
    Samedi 26 Août à 11:04

    Indicible obsession, quand tu nous tiens...

      • Samedi 26 Août à 20:55

        Tout à fait...

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