• J'erre de ma chambre au salon, avec ce qui devrait être des bouquins dans les mains.

    Mais l'été a soufflé sur nos toits

    Appuyant d'une main douce sur nos poignées, portes ouvertes, découvertes

    j'ai quitté la maison, m'en suis allée cueillir des fleurs

    Mais l'été a soufflé sur nos mains

    Je vous ai dessiné leurs pétales qui murmurent au vent

    De me préserver de ce qui m'attend

    Mais l'été a soufflé dans nos champs

    Les pissenlits se décomposent dans le chant des oiseaux, les coquelicots

    rougissent de nos compliments, perles écarlates

    éphémères

    Mais l'été a soufflé sur demain

    qui s'est envolé, comme un nuage, au loin...

     

    Maéli.


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  • Un matin je me suis réveillée

    Puzzle décomposé

    Impossible de trouver toutes les pièces

     

    Ce soir la pluie est tombée

    Parties de cache cache et marteau sur mes fenêtres

    Le chagrin s'est emparé de moi...

     

    C'est comme ça que le désert s'est ouvert

    Nus pieds pieds nus écorchés

    Le passé m'a mis à genoux.

     

    C'est comme ça que j'ai marché

    jusqu'à remplir mes prunelles du soleil, 

    et ce matin, mes paupières se sont ouvertes, sur maintenant.

     

    Maéli.


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  • Pas 

    envie d'écrire

    Pas

    croisé, rien ne sortira ce soir

     

    Pour un oui pour un non 

    pour un baiser sous un pont

    L'encre a giclé sur mes mains

    pour

    une étoile au creux de tes doigts...

     

    Pour ce sable qui passe et s'en va

    Je tourne je tourne je tombe

    Vertiges et soupirs ;

    Cerises, c'est comme ça,

     

    Encore une larme écrasée sous mes doigts

    Fils de fée

    à tricoter

    La nuit est tombée sur le bord de mer, et je dérive

    oui, je dérive...

     

    Maéli


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  • Para

    pluie, gouttes et sécheresse 

    J'essore mon coeur à coup de c'est pas grave, j'enterre la peur

    à coup de on verra plus tard

    Y a jamais d'instant pour arrêter de vivre

     

    Soupirs, sourires sou

    venirs qui va viennent, rient ne sont que de passage, pleurent et se déchirent

    Avions qui volent,  papier quadrillé qui traverse demain

    attrape ma main, au son des violons

     

    Tout a une fin mais tout n'est rien, l'infini s'arrête,

    parce qu'il a mis une ligne, parce qu'une feuille a sa longueur sa largeur et rien d'autre

    Tours de pise et panique qui frise

    Toujours qui s'arrête et pourtant on avait dit jamais

    Sont-ce des mensonges ou des vérités éphémères ?

     

    Où tu vas comme ça ? Personne n'en sait rien

    Chandelle qui s'éteint ; pour une autre qui se rallume 

    Danse danse danse et écris-moi que rien ne s'en va

    Silence et fracas puisque rien 

    ne se fige.

     

    Maéli


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  • Courons dans le vent arrachons les doigts du temps

    Je suis tombée amoureuse bien trop longtemps

    tic et tac et ploc irisons 

    danse infernale et sentiers chantiers qui sillonnent

     

    Je t'ai pleuré bien trop longtemps, je crois

    Pour un pas, pour ta voix 

    Je cours dans le vent je m'en fiche de tes

    pendules, de tes perles

    de nos hiers

    allons viens, je peins les couleurs du levant

     

    Pétales détale et sable qui s'envole

    Eclats de rire et embruns, le bateau chantera sur les flots demain

    Tu es parti, tu te souviens ?

    Les jours s'écrivent au présent et l'encre coule sous ma peau

    il est trop tard, poignard ; la houle te ramènera

    sur le rivage ; t'en fais pas 

     

    Bouquets de rose et leurs épines, ça te dit on 

    joue différemment ?

    Le micro déraille et le temps s'écaille

    nos cœurs sont des déserts que seuls les sourires peuvent faire fleurir

     plic et ploc et tic ils tomberont d'un tac, 

    nos pluies .

     

    Maéli.

    Reflet dimanche ou lundi (désolée, mais là, avec la fin des cours, c'est le rush-il-faut-assurer-partout..)


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  • Pot de peinture, verre bri

    sé 

    esca

    lier

    illusion qui s'enfuit, fu

    mée qui s'évapore, qui entre dans mes pores

     

    Bruine qui chouine, c'est la grisaille ; c'est 

    l'été qui déraille

    Brume de nos pensées cœurs entremêlés

    pas en avant, pa

    ravent

     

    Maman j'ai peur du noir, maman, le soir

    les étoiles passent et s'explosent

    Comme une flèche traverse mon corps, météore

    Eclat de lumière et tout

    dis

    pa

    rait

    Pourtant rien ne s'efface...

     

    Maéli


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