• Je crois que la moindre des choses qu'il faut faire quand on reviens d'une longue absence, c'est s'excuser d'avoir disparu de la circulation. 

    Mais ça m'a fait du bien. Je cherchais les mots. Je me cherchais moi-même. Où aller, que choisir, que faire, que laisser faire ? Bref des questions et des questions. Pas toujours des réponses mais la nouvelle année est là, les bras grand ouvert pour nous permettre de faire un pas en avant vers l'horizon, vers toujours plus de liberté, vers toujours plus de ce que vous souhaitez. 

    Alors je vous souhaite une année merveilleuse, remplie de cadeaux, d'instants d'éternité, de soleils sous la pluie et dans vos cœurs ; d'expériences originales et inoubliables, de rencontres, de danses sous la pluie. Une année pleine d'amour, de bonheur, de joie, de réussite, de rencontres, de choses inimaginables mais formidables, surtout pleins de sourires et d'espoir, de joie sans raison. Une année qui vous fait vibrer toutes les cellules de votre corps, une année pleine de vie.

    Pour partager un peu la mienne, j'ai décidé de partager mes dessin via instagram (un compte tout neuf avec quoi ? Deux photos ?) mais je fais de l'aquarelle, de la peinture acrylique, du crayon de papier, du crayon de couleur, du feutre bref je touche un peu à tout et vous êtes les bienvenus dans mon monde si ça vous intéresse :) ( marie_line_n)

    Voilà, je vous souhaite tout le meilleur du monde, 

     

    Maéli


    votre commentaire
  • Je n’ai pas vraiment arrêté d’écrire.

    J’ai essayé de brouillonner un peu. Les mots ont résonné sous mon crâne. Mais impossible de finir aucune histoire. Comme un manque de vibration, d’élan, de souffle ; qui m’aurait permis d’aller jusqu’au bout. Comme un manque d’élégance, d’un pas de danse.

    Mes mots ont toujours eu ce relent amer de douleur, de vieilles cigarettes et épicées d’espoir ; mais je cherche un autre chemin. Je cherche la lumière et non plus la lanterne dans l’obscurité ; je cherche l’étoile en mon cœur.

    Je n’ai pas vraiment arrêté d’écrire.

    J’ai mis les émotions ailleurs. Dans le dessin et dans le grand schème de ma vie. Dans mes rêves, aussi. J’en avais oublié aujourd’hui et maintenant. J’en avais oublié que je ne vis ni demain ni dans les nuages; j’en avais oublié la sensation de la terre contre mes orteils, de mon cœur qui bat et de mon souffle qui entre et qui sort de ma demeure intérieure, sans un murmure.

    Je n’ai pas vraiment arrêté d’écrire.

    Nan, on ne peut pas tout à fait dire ça, je crois. J’ai vécu dans un songe et je me suis réveillée, c’est tout. Et dans un sursaut, j’étais perdue, encore noyée dans mon sommeil. J’avais trahi les mots. Ou eux, je ne sais pas vraiment ; et ça n’a aucune importance. En alignant les lettres on avait construit un mensonge, des châteaux dans les nuages et on avait même dessiné des soleils sur les instants du monde.

    J’ai manqué de géométrie. J’ai décalé le centre de mon existence sur un individu. J’ai toujours voulu sauver le monde mais il ne m’a jamais laissé faire ; j’ai cru que je pouvais le sauver, lui. J’ai toujours cru qu’aimer c’était aller à contre-courant, souffrir dans les vents et marées ; je pensais qu’une histoire d’amour c’était impossible, que quelque part on jouait contre le destin. Que ça ne pouvait être facile, mais qu’on y arriverait ; à deux.

    J’ai saboté mon propre navire pour une histoire qui n’existera pas. J’ai créé un naufrage pour un film dans ma tête.

    Je n’ai pas vraiment arrêté d’écrire.

    J’ai manqué d’honnêteté.

    Je pensais que c’était ce que je voulais. Il était le présent, le maintenant ; l’avenir. Les cartes sont tombées, et je peux dire que j’avais voulu cacher quelqu’un d’autre derrière le rideau de la pièce. Je pensais que ça finirait par s’en aller ; je pensais qu’on devait tous les deux vivre, que ça nous éviterait de souffrir et je ne voulais surtout pas saboter ce conte de fées qui venait juste de commencer.

    Je savais que c’était plus fort que nous. Je pensais que si je ne revenais pas, que si j’arrivais à me priver de ce bonheur alors tout irait bien. J’avais pas encore compris que t’étais imprimé en moi.

    Je cherche la vérité. Je cherche la liberté. Je cherche mon histoire.

    Je ne suis pas perdue, je reviens.

     

    Maéli

     

    Qui prend son temps. Et qui essaie depuis quelques jours de surmonter ses problèmes d'internet pour partager ce texte avec vous... 


    votre commentaire
  • https://www.youtube.com/watch?v=iWF0f627uc4

     

    C'est encore cette histoire. 

    Cette mélodie, cette ritournelle ; qui danse et qui chancelle dans l'air. Balançoire, poussière de rêves et cendres de désillusions.

    Un piano, une voix qui se brise ; un coup de vent, les feuilles tournoient sur le sol de la pièce. Le parquet se floute devant le mouvement. Il y a bien longtemps que j'aurais dû lâcher prise. 

    Pourquoi s'accrocher sans cesse aux personnes qui nous font souffrir ? 

    Encore cette histoire. 

    Ce conte pour enfant, ce riff incessant ; qui revient, par instant. Il s'agit des autres, il s'agit de moi ; d'un peu d'amour et de poussière d'étoiles. 

    Un soupir. Qu'est-ce que je fais de qui je veux devenir, tous les jours ? Dis-moi, ce que j'ai fait pour me hisser, rien qu'un peu plus près du soleil ?

    Je dessine des pétales de rose dans le sable, et puis la Lune et puis les étoiles ; j'aimerais les rejoindre un jour. J'ai cherché la lumière et le port où m'ancrer, en vain ;et une âme apaisée m'a dit : alors deviens le phare

    J'ai pris la fuite. 

    Encore une histoire. 

    Celle de nos avenirs à écrire, de l'infini des possibles ; comme une sirène dans ma tête, le tic-tac d'une horloge qui hoche la tête, incessamment.

    On a un problème avec les rengaines. Chasser le naturel et il revient au galop ; on résiste toujours un peu au changement, même si on lui court après dans nos rêves, la nuit, quand tout le monde est endormi...

    On a tous un problème avec ces rengaines. Elles mettent le doigt dans la cicatrice, et ce, chaque fois qu'on pense avoir guéri ; elles te murmurent que t'es qu'un froussard, parce que bien sûr que si tu veux que ce soit différent, tu peux changer les choses, tu peux la jouer d'une autre façon. Elles n'ont peur de rien, pas même de te réveiller pour te dire que tu as construit tout seul ton cauchemar.

    Au final, il ne s'agit que de ça, une histoire ?

    Pourquoi c'est si compliqué quand c'est la mienne ? ça avait l'air si facile, si fluide, si logique sur le papier ; d'un point A à un point B. Rien de dramatique. Juste une aventure.Rien que ça.

    ça avait même l'air beau. 

     

    Maéli

    Qui vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'années :) 

    et qui est de retour pour de nouvelles aventures !

     


    votre commentaire
  • La pluie chantonne sur le goudron. C’est l’averse et j’entendrais presque le tonnerre gronder.

    Je frissonne.

    Une main pour maintenir mon manteau bien fermé, je frappe à la porte, d’un coup timide.

    Mon monde part un peu dans la gouttière, lui aussi. Je clos mes paupières, le temps de quelques secondes. Je n’arrive pas à déterminer la provenance de l’eau sur mes joues ; je crois que je préfère l’ignorer.

    Je suis trempée de la tête au pied ; depuis le temps que j’attends devant chez toi.

    Mes pensées font des aller-retours, c’est le match de ping pong avec mes peurs.

    Elles m’ont laissée sur le bord de la route, à trembler, complètement trempée ; épuisée. Elles m’ont essorée, jusqu’à revenir à l’essentiel, à ce bout de moi-même que j’essaie de cacher sous des couches de vêtements.

    Tu crois aux étoiles ?

    Même si j’avais voulu, je n’aurais pu faire autrement ; car soudainement un grand feu s’est allumé dans ma demeure intérieure. Un rayon de soleil m’a tendu la main ? Je ne peux toujours pas mettre de mot sur l’instant qui m’a saisie.

    Je savais que tu allais ouvrir la porte.

    Les barrières sont toutes tombées d’un coup et je me suis demandée pourquoi j’avais eu peur. Soudainement, il n’y avait plus ni angoisse ni nœud dans ma cage thoracique ; il n’y avait que l’espace de l’infini et ces mots si denses qu’ils feront toujours déborder mon cœur… Tu m’aimes.

    Fais-moi une place, que je te raconte d’où je viens et vers où je vais ; emmène-moi dans un ailleurs qu’on se rappelle qu’on s’aime et qu’on vive ensemble l’aventure d’être à deux.

     Donne-moi une chance, tu verras qu’on peut le faire, qu’on peut construire quelque chose de beau ; que l’univers nous attend.

    Prends-moi dans tes bras, rien qu’une fois et je ne te lâcherai plus jamais.

    Le puzzle s’emboîte sous mon crâne et je revois tes deux yeux se poser sur moi ; pour la première fois et puis celle d’après et celle d’encore après. Je me rappelle de la lumière entre nous deux, de ta chaleur ; de nos deux cœurs qui se percutent sans cesse.

    En un éclair, tout avait disparu : le doute, les peurs, l’espoir. Il ne restait plus que ce qui est ; plus que deux personnes dans une pièce mal éclairée. On a semblé poser les non-dits sur la table, tous les mots du monde n’auraient pas suffi ; tu n’avais qu’à faire un pas.

    Toutes les questions s’effacent parfois, le temps d’une évidence.

    Et puis l’on rallume la lumière et le vent souffle sur la flamme ; mais son souvenir nous tient si chaud qu’il nous paraît qu’elle ne nous a pas quitté. De nouveau la pluie fait rage et les angoisses s’aggripent à mes pieds, mais il est trop tard, car je sais.

    Il est trop tard car je n’ai plus froid.

     

    Je vois flou avec les gouttes qui noient mes iris, mais rien à faire, j’ai rendez-vous avec mon miracle et je ne partirai pas tant qu’il ne se sera pas manifesté.

     

    Maéli 


    votre commentaire
  • « Tocado y hundido », Melendi

     

    Les chevaux hennissent et se cabrent. Leurs sabots fendent l’air. Ils ont l’air effrayants, libres et puissants. Ma colère piétine. Je fume, je fume je me consume.

     Personne ne t’a donc dit que je t’aimais ?

    La lumière de tes yeux vient me frapper quand je tourne le dos ; le pont entre nos deux prunelles, l’alliance entre nos deux existences est une réalité.

    La douceur et l’odeur de tes peau s’insinuent dans mes mes rêves ; même la nuit, quand j’ai les yeux fermés, ta chaleur me traque.

    Je suis à la dérive, je suis amoureuse ; je suis au plus haut des cieux et je suis révoltée. Déesse vengeresse dans le soleil levant j’ai sorti les armes, prête à remuer ciel et terre.

    Il faudrait rétablir une justice et une vérité ; il faudrait que l’amour gagne enfin.

    Mes pensées se percutent pour donner un sens à ce monde étrange qui se déchaine autour de moi ; un pourquoi en lettres capitales parade au coin de la rue ; un pourquoi qui voudrait me dire que personne ici n’a compris ce qui se passe.

    Je fais le yo yo ; je joue à cache cache avec la lumière. C’est la tempête, un coup mes volets se ferment, un coup ils claquent et ma fenêtre s’ouvre pour laisser le vent et la pluie s’engouffrer ; un autre, je suis bien au-dessus des nuages, dans un rayon de soleil.

    J’ai mis mon cœur dans une bouteille et je l’ai lancé à la mer, je l’ai enfoui dans le sable, je lui ai mis le feu ; je l’ai baillonné, mais rien à faire, il a ton nom tatoué sur ma peau.

    J’ai cherché la mer ; la paix n’a été que passagère.

    Je me sens comme en haut d’un précipice ; est-ce que je me laisse tomber et je vais voir quelque chose de nouveau ou est-ce que je me laisse guider vers toi ?

    Personne ne t’a dit qu’on en valait la peine ?

    La seule pensée qui me rend heureuse, c’est celle d’être avec toi.

    Alors où s’arrête le combat ? Alors, je déchire le drapeau de notre amour, je lui mets le feu ou je le brandis bien haut ?

     

    L’amour devrait triompher, toujours. Il faudrait rétablir une justice et une force là où l’homme faiblit. Mes cheveux battent dans le vent et j’ai les pieds bien enracinés dans le sol ; je n’ai pas peur de me battre ni peur de souffrir.

     

    Maéli


    votre commentaire
  • J’avais fait pendant tout ce temps comme si tu n’avais pas dit non.

    J’avais décidé de tourner autour, de le défier, de ne pas le croire ; de lui gueuler dessus, de le secouer. Dis-moi la vérité.

    J’ai déchaîné les enfers, foutu le feu à nous deux à tes mots à tes peurs ; j’ai voulu les décortiquer les comprendre.

    Puisque tu faisais l’anguille, je pouvais croire tout ce que je voulais, nan ?

    Puisqu’on nageait en eaux troubles et que tu refusais de me laisser partir et que tu refusais ma main ; on pouvait faire comme si de rien n’était.

    T’as mis mon monde par terre. Mon monde à l’envers.

    T’avais trois lettres à dire ; peu importe lesquelles et j’étais libre. Mais tu m’as plantée, nue et dans la boue.

    Je regarde le tic tac de l’horloge et j’observe ces pensées qui me traversent ; l’effet qu’elles me font quand elles passent. Lâcher prise, ne rien faire, c’est contre ma nature ; il faudrait au contraire remuer ciel et terre.

    Les flammes lèchent mon intérieur. Elles dansent et s’agitent.

    D’un coup sec, j’ai repris le gouvernail à mes peurs.

    Sur ce bateau, il n’y aura jamais qu’un capitaine ou lâcheté. Liberté.

    Pour tous les deux, on verra chéri ; tu as les clés pour ouvrir notre porte. En attendant, je n’ai plus qu’à dessiner des fenêtres et aller frapper à d’autres maisons, allez chercher la vie plutôt que de l’attendre sur ton pallier.

    J’ai décidé ce matin que mon bonheur ne dépendrait pas de toi. Et que je n’allais pas subir la vie plus longtemps. La vie, est juste là, dans mes bras. Je n’ai ni à courir ni à chasser ; parfois, il suffit de fermer les yeux pour sentir sa chaleur et son cœur battre.

    Un soupir. Liberté.

    Tu bouscules mes croyances. Tu réveilles mes peurs. Et dans un même temps, ta constance me garde bien droite dans mes bottes.

    Je me suis regardée dans le miroir ce matin et je me suis demandée depuis combien de nuits je n’avais pas dormi ; depuis quand j’avais déplacé mon centre de gravité vers quelqu’un d’autre. J’ai décidé de cesser de fuir mon existence.

    Liberté.

    Une porte se ferme, d’autre s’ouvrent, n’est-ce pas ?

    Et qui dit qu’elle est verrouillée ? Qui dit qu’elle n’attend pas qu’on lui rentre dedans ? Ou qu’elle ne s’ouvrira pas en grand, soudainement ?

    La lumière entre par les fissures par les failles les blessures ; faisons-en des fenêtres, j’ai enfin accepté l’évidence : c’était un non. Un non incertain, un non qui fuit, peut-être un pourquoi pas, mais un non.

    Au lieu de lui tourner autour comme un lion qui rôde, allons donc courir dans les champs, là où le soleil brille.

     

    Mais je ne m’en vais pas. Liberté.

     

    Maéli


    votre commentaire