• Un coup à la porte

    https://www.youtube.com/watch?v=7wtfhZwyrcc

     

    Un coup à la porte.

    Mon cœur sursaute ; en surface, le monde ondule. Le crachin dans l'air pétille sur mes joue ; où est donc passé le printemps ?

    Je me suis levé pour éteindre la télé. J'ai fermé la porte et les rideaux, pour me rouler en boule ; pour me mettre quelque part où j'échapperai à cette folie qui nous dépasse.

    J'aimerai être à l'abri de ces déferlements de haine et d'ignorance, j'aimerai frapper contre un mur cette colère aveugle qui nous torpille de l'intérieur

    et cette indifférence prête à couler le navire sans rien dire ; 

    qui s'en lave les mains ; et qui, nous répète qu'elle n'a rien fait.

    J'aimerais bien cesser de croire ; peut-être que sans espoir on s'en sort mieux dans la vie. Hochement de tête de gauche à droite. La fin de l'espoir c'est la cendre sans la possibilité du phénix. C'est le tunnel dont on a bouché la sortie.

    Mais c'est toujours les autres.

    Votre douleur m'assomme. Mon crâne est une bombe à retardement ; l'homme qui vous promettra qu'il a les solutions est un menteur. Celui qui vous promettra qu'il vaut mieux qu'un autre ; aussi.

    Les promesses ne sont que poussières ; auxquelles on s'accroche. On veut changer le monde et bousiller le monde actuel ? Sortez de vos tombes, personne le fera pour vous.

    On veut changer l'avenir alors commencez par regarder le passé. Les racines parlent mieux que les mots.

    Et si mon crayon s'obstine sur le papier, c'est qu'il aimerait bien ne rien avoir avec tout ça ; revenir du tout où il n'y pouvait rien. Mais on est dans le même bateau,pour le meilleur et pour le pire, à ce que j'ai compris.

    Il a neigé ; en plein automne. Il a plu mars en mai

    La Terre aussi, crie au non-sens ; mais que voulez-vous ? On l'étouffe sous nos conneries et on se tue à coups d'insultes ; on se bande les yeux. A désirer le baiser de la mort...

    Ycare aussi a cru voler. Il s'est brûlé les ailes. Il en est mort.

     

    Le feu brûle.

     

    Maéli

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