• Un garçon qui se croyait ordinaire

    Il parait que je suis toujours à rêver ; j’ai décollé.

    Maman, les feuilles ont quitté l’étreinte des arbres et se sont égarées à mes pieds ; rien n’est plus étrange que le temps qui se déroule sous mes pas.

    La nuit doucement, pose son regard sur Paris, et uns à uns, les lampadaires s’allument ; j’aimerais me réfugier au chaud de cette laine que m’a tricotée ma louve, j’aimerais lire des histoires à la lumière des lucioles, m’endormir dans tes bras pendant que tu me parles d’où tu viens.

    Novembre est entré dans ma chambre.

    Que je marche sans but, que je chante à tue-tête ces chansons qui dansent sous mon crâne ou que je m’attèle à des tâches banales, il y a comme un post-it sous mes paupières qui me rappellent à ton visage.

    Cette moue que tu fais quand tu me regardes de bas en haut, pour me dire « genre toi tu fais ça », ta manière de dire « voyager », ton rire ; ta chaleur contre la mienne et la lumière qui passe de tes prunelles aux miennes…

    Je sais pas dire je t’aime, alors je fais ce que je peux pour le montrer…

    Je t’écris des lignes, le soir, sur cet amour qui emplit mon cœur à l’en faire exploser et pourtant, ma bouche reste muette ; mes yeux parlent pour moi.

    Plus le temps passe plus je me rends compte du manque de ta présence ; l’hiver passe sous les portes et mon cœur frissonne, je sais que tu es là, pas loin et tout mon être se languit de ton rire.

    Regarde-moi encore une fois dans les yeux…

    Tu sais quoi ?

    Il fut un temps où j’ai rêvé au prince charmant ; je le voyais grand aux yeux bleus et blond, de cette blondeur qui aurait saisi les rayons du soleil.

    Pendant longtemps, j’y ai vu un idéal.

    Je me suis égarée sur des sentiers tortueux, tu sais.

    Et un jour, j’ai rencontré quelqu’un qui croyait être ordinaire ; les cheveux et les yeux d’un noir profond, pas si grand que ça, avec un sourire qui aurait fait tomber la Lune du ciel si elle l’avait vu… Il avait le soleil dans son cœur.

    Ça peut paraître étrange, parce que tout ça se voit pas au premier abord ; et pourtant, irrésistiblement, j’ai été attirée par toi. Papillon prisonnier de la lumière ; rendu libre par l’amour.

     

    Parfois j’espère que mes yeux savent te dire tout ça, ou qu’alors les rêves, dans un souffle de tendresse viennent poser dans ton cœur ces paillettes qui scintillent au creux de mon iris et qui décorent mon intérieur…

     

    Maéli

    « A l'ineffableLettre à un mirage »

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :