• Il m'arrive parfois

    Il m’arrive parfois de fermer les yeux, et tu es juste là. Tout près. Je pourrais te toucher. Je sens la chaleur de ton souffle sur ma peau d’où je me tiens. Je frissonne.

    Les yeux clos, plus rien n’existe, n’est-ce pas ?

    Le soleil brille sur ma peau et je cours me jeter dans tes bras ; le vent joue avec mes cheveux et tu me serres comme pour m’empêcher d’aller nulle part ailleurs.

    Il m’arrive parfois, dans le creux d’un silence de voir ton sourire se dessiner sous mes paupières ou de t’entendre parler ta langue.

    Mais tu n’es pas là, n’est-ce pas ?

    Il y a un endroit, au fond de l’océan où je pourrai toujours retourner, le soir, si je ne trouve pas le sommeil ; car je sais que tu as laissé un peu de toi parmi les coraux. Le sable brûlant frotte contre mes pieds et me ramène ici, au milieu de présent.

    Il y a des instants comme ça, où je m’égare, dans l’espoir de te retrouver dans un monde parallèle.

    Pourtant, il fait si bon sur la terre ferme. Alors je marche longeant le rivage ; nos chemins se recroiseront bientôt.

    Maéli

    « Pas ta fauteNous longions la Seine »

  • Commentaires

    1
    Vendredi 11 Mai à 19:14

    Je trouve que c'est une belle description d'une présence holographique.

      • Vendredi 11 Mai à 22:01

        Merci...:)

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