• Je suis rentrée et j’avais envie d’écrire. Vous savez quand c’était la dernière fois que ça m’est arrivé ? Pas moi.

    Le soleil brille, haut dans le ciel, il danse dans les bras des arbres et se dérobe à nos regards ; cligne cligne des yeux et fais tourbillonner ta robe, car l’été est arrivé sans frapper et l’on ignore pour combien de temps il va rester.

    Les oiseaux chantent et les gens sourient et nous sommes heureux sans raison. Car là est peut-être enfouie la cause du bonheur le plus grand : il n’a pas de raison.

    Il échappe à tout raisonnement mathématiques ou de causes conséquences, c’est bien pour cela que les artistes et les amoureux ont trouvé le bonheur là où il les attend : dans leur demeure intérieure.

    Les fleurs éclosent et tourbillonnent dans le vent, je me laisserai bien porter. Mon esprit est ailleurs, toujours prêt de toi, et pourtant il fait bon d’être ici.

    Je vis entre deux mondes et je me suis égarée en cherchant le chemin du retour. Mon étoile du nord avait changé de position.

    Ce soir, je suis rentrée et je n’avais rien à raconter, j’ai fait comme avant. Les mots m’attendaient, dans les tréfonds de mon âme. Mon trésor.

    Il fait si bon soudain de respirer.

    Maéli


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  • Avant que tu n’arrives, tout allait bien. J’avais trouvé mon prince charmant : mon coeur rentrait dans les rails.

    T’as posé tes mains sur ma peau et il était trop tard. Je pouvais dire ce que je voulais, mais quand je t’ai quitté, tout a déraillé. Je rêvais de la mauvaise personne, le monde était à l’envers et je me réveillais en pleurant.

    A quoi servent les mots ? Avec eux j’ai construit un conte de fées qui s’est écroulé ; un mensonge qui m’a sauté à la figure.

    M’ont-ils trahie ?

    Je t’ai enfoui dans un tiroir, et chaque fois que ton regard s’imprimait sur mes paupières, je les fermais, fort, pour surpasser la douleur qui pressait mon monde intérieur.

    Avec la complicité des mots, j’ai tissé une existence qui menaçait de me détruire.

    Les fils de ma tapisserie ont cédé et je ne sais plus quoi faire.

    Mais quand je ferme les yeux, je ne suis pas là, je suis de nouveau dans tes bras. Ce qui m’est tombé dessus avec toi, c’était que je ne savais pas ce qu’était l’amour.

    L’amour, ma balise et ma bouée en mer ; ma boussole et mon châle l’hiver, égaré au milieu de la neige et de tes baisers.

    A quoi servent les mots aujourd’hui ? Tu les as coiffés au poteau.

    Maéli


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  • https://www.youtube.com/watch?v=Wk008ADh4iY

     

    Comme un cri de rage.

    Orage sans colère. La pluie s'est abattue sur les toits. Un chien aboie au loin. La douce musique de la pluie sur les fenêtres me ramène à mon champ de bataille ; à ma grenade dégoupillée nichée dans ma cage thoracique.

    Je voudrais hurler à la Lune que peu importe le temps et les kilomètres, je ne crois pas à tout ça. Pourtant, quand je ferme les yeux ou que je regarde dans un miroir, ce sont tes pupilles que je vois. 

    Aussi claires que l'océan.

    Même si tu n'es pas là, tu es partout avec moi.

    Je voudrais me mettre au milieu de la route et crier au monde l'injustice de ton absence ; me faire prendre en flagrant délit par les feux d'une voiture et te dire que je t'aime.

    Non, je ne dirais rien de tout ça. Ni que tu me manques ni que je tiens à toi ; je ferais comme si je pouvais me passer de tout ça.

    Le chagrin et la colère se la jouent au bras de fer, mais les seuls bras que je veux ne sont pas là. C'est le seul endroit où je me sens vraiment vivante et je voudrais m'embraser et je voudrais vivre mais il me paraît que je ne sais pas vraiment ce que c'est...

     

    Maéli

    qui regoûte aux mots; doucement mais sûrement


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  • Je n'ai pas arrêté d'écrire. J'ai simplement cherché ma page, entre les lignes; j'ai cherché ma place dans ce qu'on appelle l'existence. 

    Je n'ai pas arrêté d'écrire. J'ai vécu quelque chose qui dépasse les mots. Alors je suis restée, à fixer mon écran d'ordinateur sans pouvoir toucher les mots ; sans qu'ils ne sonnent juste.

    Je n'ai pas trouvé grand-chose, à vrai dire, je me fraie un passage, à la recherche du ciel. Il me faut du bleu et de l'infini ; des étendues vertes et des océans. Des forêt pour crier à pleins poumons et effrayer les loups qui tentent de faire leur empire dans mes montagnes ; et des champs de coquelicot pour rire à pleins poumons et courir nus pieds sans m'arrêter.

    La liberté. 

    Je ne suis pas revenue ; je ne suis jamais partie. Je m'égare dans mon cœur, au milieu des ruelles et des sentiments ; une ville entière se déploie dans mon intérieur ; la vois-tu, dans le creux de mes yeux, quand tu arrives à saisir mon regard ?

    La vérité c'est que je ne sais plus pourquoi j'écris. 

     

    Maéli

    De retour ?


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  • Je m’étais promis que je ne te le dirai pas mais tu me manques.

    Pourquoi est-ce qu’il faut que je parte ? Encore une fois… Dis-moi, mon cœur, pourquoi est-ce que je dois te laisser derrière moi ? Te laisser à ton existence et récupérer la mienne, vivre dans deux compartiments différents, comme si rien de tout ça n’était entré dans mon existence.

    Dis-moi pourquoi ?

    J’ai tout mis au placard, la douleur et le chagrin parce qu’il faut vivre, n’est-ce pas ? Parce que je ne suis pas censée t’aimer, parce que ça ne devrait pas arriver…

    Mais tu sais, toi, que même si je tourne la tête quand tu m’embrasses, même si je te demande d’arrêter, ce n’est pas que je te rejette mais que tu me fais trembler, mais que je risque de prendre feu dans tes bras.

    J’ai calfeutré la maison, fermé les portes de mon âme, mais tout tremble quand même, mais je ne peux plus prétendre que je ne t’aime pas.

    Je joue à cache cache avec toi, tes bras me manquent. Ton sourire, tes yeux, ta manière de me prendre tout contre toi ; et cette habitude que j’ai prise de frotter ma tête contre le creux de ton cou quand je m’endors contre toi.

    Ton cœur bat si vite sous mon oreille, et sous tes mains je me sens connaître un désir que je n’ai jamais connu pour personne.

    Regarde-moi encore dans les yeux, de ces prunelles qui me mettent l’estomac à l’envers. Apprends-moi l’amour. A des centaines de milliers de kilomètres de toi, je frissonne en pensant à ta présence.

    Ma vie ici n’a plus le même sens.

    Tu n’as pas pris mon cœur, j’y ai laissé un bout de moi là-bas ; je ne me suis jamais sentie aussi vivante qu’auprès de toi et me revoilà ici chez moi et en terre étrangère.

    J’ai l’impression qu’on m’a refilé une histoire impossible, comme si j’avais pas eu ma dose ou pas assez donné. Je sais que c’est ce dont nous avons besoin, et merde, tu es la première personne que je rencontre avec qui je me dis que j’ai envie de vivre ma vie, j’ai envie de porter tes enfants, merde ça me traverse l’esprit, le corps, ça m’habite les tripes. Merde, c’est le seul mot qui me vient.

    J’ai froid sans toi.

    Maéli


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  • Comme c’est étrange. Cela fait des jours que je me dis qu’il faut que je parte, qu’il n’est plus temps ; qu’ici il n’y a plus grand-chose de bon pour moi. Qu’il me faut une nouvelle conquête, de grandes découvertes ; quelque chose d’infini pour remplir mon cœur.

    Alors je te regarde doucement me tourner le dos, et quelle sensation étrange étreint mon cœur…

    Je vous observe, tous les deux et j’ai l’impression de voir à travers un miroir. Elle et toi c’était un peu moi et toi ; sauf que je suis toujours là.

    Tu lui prends la main, comme tu faisais avec moi et le rouge lui monte aux joues. Personne ne remarque. Je pensais partir et cette pensée m’étreint, celle que tu n’as plus besoin de moi, de toute façon. D’où vient cette sensation de faire pot de fleur dans sa propre existence ?

    Je sais, tu ne m’oublieras pas pour ce que j’ai fait. Mais peu importe qui je suis, n’est-ce pas ?

    Ça va faire plusieurs mois que je n’arrive pas à te quitter. Alors j’ai fait semblant longtemps ; doucement, les choses se mettent à leur juste place mais il y a une part de moi qui voudrait rester encore un peu. Juste un tout petit peu.

    Bientôt, le masque prendra feu. Je cherche la liberté, tu sais.

    Cela fait si longtemps que je sais qu’il faut faire mes bagages, changer ces habitudes. Aller voir ailleurs. Prendre l’air. Mais j’ai comme un peu peur, je crois.

    Pourquoi ne peut-on pas quitter nos illusions, qui, nous le savons, nous rongent de l’intérieur ?

    Dis… Tu ne m’en voudras pas ?

    Ça fait bien longtemps que je dois partir, mais je n’arrive pas à tourner le dos à ce qui m’a rendue si stable. Je me suis dit que j’en avais besoin ; je me suis dit aussi que je ne pouvais pas te laisser.

    J’ai le cœur lourd de m’être tant enchaînée. J’ai le visage fatigué d’avoir tant prétendu.

    Je fais doucement sauter les verrous de mes chaînes. Uns à uns.

     

    Ça pourra prendre du temps, mais je sais maintenant que toi aussi tu es déjà loin. C’est étrange comme ce souffle de liberté à un goût amer. Je ne pensais pas que c’était si dur de ne pas s’accrocher.

     

    Maéli 


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